
En 1954, le marshall Teddy Daniels et son co-équipier Chuck Aule débarquent sur l'île de Shutter Island, dans un asile psychiâtrique où sont enfermés de dangereux criminels...Ils enquêtent sur l'évasion d'une patiente...et se confrontent à un univers dominé par la folie et le mystère...
Après la parenthèse musicale "Shine a light", Martin Scorsese revient avec un thriller mêlant ses thèmes de prédilection, comme la violence ou la rédemption entre autres... Un thriller qu'il convient de qualifier de brillantissime!....Dès les premières images, la peur domine et saisit le spectateur...Scorsese installe un climat angoissant qui grandit au fur et à mesure du déroulement de l'histoire...Il nous balade dans un milieu peuplé de personnages hauts en couleur, distribue de maigres indices pour clarifier l'intrigue, distille quelques rebondissements perturbants...bref, il joue avec le spectateur pour mieux l'emmener vers un dénouement totalement inattendu....On suffoque comme si on était enfermés sur cette île avec cette bande de bargeots...Le scenario (tiré d'un roman de Dennis Lehanne ) regorge de richesses....La mise en scène est une véritable leçon de cinéma...Bluffante, elle évoque les plus grands Hitchcock... Réussir à filmer la peur de cette manière, c'est tout bonnement incroyable...(j'ai même failli arracher le bras droit de mon accompagnant qui a fini par me menacer de représailles : m'emmener voir Bambi)
Visuellement, c'est très soigné avec un gris glacé que l'on retrouve dans la majorité des plans..
Les interprètes contribuent grandement à la réussite du film. Leonardo Di Caprio incarne ce flic tourmenté avec brio...Il est loin le temps du post ado qui braillait sur le pont du Titanic...Et c'est tant mieux, car tel le Préfontaine, il se bonifie avec l'âge....(Préfontaine, oui, oui, je suis diplômée en oenologie) Mark Ruffalo sort du registre gnangnan où il était souvent cantonné...Et en bonus, Michelle Williams, Ben Kingsley et Max Von Sydow viennent compléter un casting de choix...Scorsese confirme avec ce film, son statut de géant du 7e art...allez-y les yeux fermés...enfin...p't'être pas...bref, vous avez compris...
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire